Paroles amérindiennes

 

 

"Regardez mes frères, le printemps est venu, la terre a reçu les baisers du soleil et nous verrons bientôt les fruits de cet amour. Chaque graine est éveillée, et de même, tout animal est en vie. C'est à ce pouvoir mystérieux que nous devons nous aussi notre existence. C'est pourquoi nous concédons à nos voisins, même nos voisins animaux, autant de droit qu'à nous d'habiter cette terre.

Cependant, écoutez-moi, mes frères, nous devons maintenant compter avec une autre race, petite et faible quand nos pères l'ont rencontrée pour la première fois, mais aujourd'hui elle est devenue tyrannique. Fort étrangement, ils ont dans l'esprit la volonté de cultiver le sol, et l'amour de posséder est chez eux une maladie. (...) Ils défigurent la terre avec leurs constructions et leurs rebuts. Cette Nation est comme le torrent de neige fondue qui sort de son lit et détruit tout sur son passage. "

Sitting Bull, chef unkpapa ( Sioux )

 

 

"La Terre n'appartient pas à l'homme, c'est l'homme qui appartient à la Terre. "

Sitting Bull, chef unkpapa ( Sioux )

 

"Les vastes plaines ouvertes, les belles collines et les eaux qui serpentent en méandres compliqués n'étaient pas sauvages à nos yeux. Seul l'homme blanc trouvait la nature sauvage,e t pour lui seul la terre était « infestée » d'animaux « sauvages » et de peuplades « sauvages ». Pour nous la terre paraissait douce, généreuse, et nous vivions comblés des bienfaits du Grand Mystère. Ce n'est que lorsque l'homme poilu de l'Est est arrivé et, dans sa folie brutale, a accumulé les injustices sur nous et les familles que nous aimions, qu'elle nous est devenue « sauvage ». Lorsque même les animaux de la forêt commencèrent à fuir à son approche, alors commença pour nous « l'Ouest sauvage »." 

Luther Standing Bear, chef Lakota ( Sioux )

 

« L'homme blanc ne s'est jamais soucié de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsqu'un Indien tue un animal il le mange, sans laisser de restes. Lorsqu'il creuse le sol à la recherche de racines, il ne fait qu'un petit trou. Lorsqu'il construit sa maison, il ne fait qu'un petit trou. Lorsqu'il brûle l'herbe pour trouver des sauterelles, il n'endommage rien. Il secoue l'arbre pour prendre des glands ou des noix, mais ne l'abat pas. Il ne se sert que de bois mort. L'homme blanc retourne le sol, déracine les arbres, tue tout chose. L'arbre dit: « Non, je suis sans défense, ne me fais pas de mal. » Mais l'homme blanc l'abat et le découpe, et l'Esprit de la terre le hait. Car il détruit les arbres, car il les scie, et cela leur fait mal. L'Indien ne blesse jamais rien. Mais l'homme blanc détruit tout. IL fait sauter les rochers, et les disperse sur le sol. Le rocher dit: « Non, tu me fais mal. » Mais l'homme blanc ne lui prête nulle attention. Lorsque l'Indien se sert de pierres, il n'en ramasse que de petites, rondes, pour la cuisson de ses aliments. Comment l'Esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc. Tout ce que l'homme blanc touche est malheureux. » Vieille femme wintu 4

 

                                                                                               SOUS UN FEU DE ROCHER

 

                                                                                              J'ai appris à lire entre les arbres

                                                                                       A compter les cailloux dans le ruisseau

                                                                                             A donner un nom à tous les métaux

                                                                                                 Tel que le quartz ou le marbre.

 

                                                                                             J'ai appris à nager avec le saumon

                                                                                            A le suivre dans les grandes rivières

                                                                                        A monter le courant de peine et de misère

                                                                                             Sans me plaindre et sans sermon.

 

                                                                                  J'ai appris à prendre le visage de chaque saison

                                                                                  A goûter la douceur d'un printemps sur mes joues

                                                                                       A savourer la chaleur d'un été sur mon cou

                                                                     A grandir dans l'attente d'un automne coloré et long.

 

                                                                                    Mais c'est uniquement sous un feu de rocher

                                                                                             A l'abri d'un hiver froid et solitaire

                                                                                     Que j'ai entendu les battements de la terre

                                                                                           Et c'est là que j'ai appris à écouter.

                      (poésie en Innu de Rita Mestokoscho, 2010)

 

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