La nature me doit tout

 

Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font

 

 

La question que je pose: quel est l'état d'esprit de ceux qui, au nom du consumérisme et de la concurrence, surexploitent les ressources naturelles et font peu de cas de l'avenir de la planète et de l'humanité?

 

L'homme vit essentiellement sur le plan physique, bien que sa nature ne l'y contraigne pas. Il s'identifie à son corps physique le plus souvent et vit donc pour lui: un toit, des objets pour le combler, de la nourriture et du sexe, voilà à peu près l'essentiel de ses préoccupations physiques et matérielles. Ces intérêts ont pour la société humaine une importance absolument cruciale, car les fondements mêmes de nos civilisations occidentales reposent sur la quête matérialiste. 

L'éducation se conforme donc à cette quête, avançant l'idée que la pauvreté est un état de fait terrible, que la sexualité est un élément fondamental de la vie des hommes ( l'acte sexuel apparaît, me semble-t-il, en occident comme un rite de passage à l'âge adulte, comme on trouve des rites dans les sociétés tribales ), que les « people », comme on les appelle aujourd'hui, sont des gens incroyables... Cela engendre le besoin d'avoir un toit, d'une activité sexuelle, d'une variété importante de plaisirs gastronomiques, dd'une identification plus ou moins prononcée à une célébrité... parce qu'à l'origine de ces besoins il y a la peur de n'être rien, car pour le monde occidental, celui qui n'a rien n'est rien ( et il semblerait que de nombreux hommes, dans leur grande naïveté, croient que plus ils possèdent, plus ils sont quelqu'un ).

 

 

 

Selon cette conjoncture, la satisfaction des besoins physiques et matériels devient une priorité absolue de l'individu. Elle devient le moyen de trouver le bonheur. On trouve ainsi des hommes et des femmes d'entreprise qui, pour être quelqu'un, pour être les « puissants » ( dans le sens où il est employé ici, ce mot m'a toujours fait rire ) de ce monde, en définitive pour être simplement heureux, sont prêts à tous les excès: surexploitation des ressources naturelles et des hommes ( cf par exemple le programme d'abolition du travail des enfants ainsi que le site de UNICEF ),

tout cela à cause de la peur profondément enfouie en eux de n'être rien et d'être par conséquent malheureux.

 

Nous surexploitons la planète parce que nous pensons que plus elle nous donnera, plus nous serons heureux, ignorant que cette voie ne mène pas au bonheur, mais à une insatisfaction perpétuelle, au sentiment qu'il nous manque toujours quelque chose et que si l'on pouvait gagner plus d'argent, avoir une maison plus spacieuse, avoir plus, alors, peut-être, peut-être, nous serions heureux.

Mais la vie sur Terre est impermanente: tout passe, et par conséquent, le bonheur permanent n'est pas possible dans les plaisirs terrestres. ce qui est accumulé se perd, disparaît pour une raison ou pour une autre. Le bonheur vrai, permanent n'est possible que dans la reconnaissance de l'impermanence, dans le détachement face à tout ce qui est, afin que lorsque ce que nous vivons ou avons disparaît, nous restions en paix, heureux.

Ainsi, celui qui vit avec détachement, prenant plaisir à l'instant présent sans chercher à accumuler, à posséder, ne peut plus détruire la nature et, quoi qu'il fasse, ses choix sont toujours en faveur de la nature et de lui-même. 

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