L'homme et son environnement

 

Le corps de l'homme est un enfant de la nature: le patrimoine génétique humain varie selon ses conditions d'existence, c'est-à-dire que le corps physique de l'homme se transforme selon l'environnement physique et même psychologique dans lesquels il évolue. Imaginons deux êtres absolument identiques du point de vue physique ( ce qui ne peut pas arriver, la nature étant perpétuellement originale) et qui respireraient chacun une bouffée d'air, même en étant côte à côte. Ce seul geste anodin suffirait à les rendre définitivement différents l'un de l'autre, car l'air que l'un et l'autre auraient respirés, substantiellement différents à la base, auraient provoqué des réactions différentes dans les deux corps. Ainsi, le clonage parfait est impossible.

 

 

La « plasticité physiologique » du corps humain, c'est-à-dire sa capacité d'adaptation aux différents milieux dans lesquels il vit ( on peut citer pour exemples la couleur de la peau, la forme des yeux, la morphologie du squelette... ), a toutefois ses limites. De ce fait, un environnement malsain, pollué physiquement mais aussi psychologiquement ( la plus petite pensée a un impact sur l'organisme: chacun de nous peut observer que les émotions produisent une réaction physiologique, donc une modification de l'organisme ) entraîne une dégradation de la santé du corps... et de l'esprit.

 

 

L'homme n'agit donc pas impunément sur son environnement. Ce qu'il inflige à son milieu, il l'inflige à lui-même, car il modifie la structure même de son patrimoine génétique ( cf l'article sur les phtalates, dans la catégorie « pétrole » ).

Les habitants de l'Himalaya ou des Andes ont un patrimoine génétique adapté à l'altitude. Les organismes des européens qui ont colonisé l'Amérique au XVème siècle avait cultivé une certaine résistance aux virus qu'ils avaient eux-mêmes développés en Europe, mais les autochtones du continent « américain » n'avaient pas cette protection et pouvaient mourir de maladies comme la tuberculose ou la petite vérole.

Ainsi, plus notre environnement sera pollué, plus notre organisme se dégradera, même si, pour limiter la casse, il est capable de développer des formes de résistance aux différentes maladies que crée la détérioration progressive de la nature.

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