L'homme et l'univers

 

La Terre: un idéal:

 

A vivre dans les villes, enfermé dans ses quatre murs, nous avons fini par croire que nous n'appartenions plus à la nature, qu'il y avait la nature d'un côté, et les hommes de l'autre. Alors que tous les animaux et les végétaux puisent leur nourriture dans la nature, nous la cherchons dans les supermarchés. Lorsque toutes les créatures de ce monde vivent, dorment dans la nature, nous vivons dans des maisons, sortes d'isoloirs où la nature ne doit pas entrer ( au point qu'une araignée ou une mouche, sortes de parasites, sont très vite expédiées au paradis des insectes et des arachnides ).

Pourtant, nous n'avons jamais été coupés des arbres, de la mer, de la montagne. Nous sommes toujours dépendants de ce qu'ils nous offrent. Nous sommes toujours dépendants de notre environnement, parce que nous en sommes un élément, un maillon, et que donc, détruire notre environnement, c'est nous détruire nous-mêmes, inévitablement. Le monde fonctionne de manière interdépendante: chaque être vivant y remplit une fonction précise et déterminée, qui permet au monde de maintenir sa cohésion, son équilibre essentiel.

 

Il était une fois le Soleil et la Terre

 On estime à 4,6 milliards d'années l'âge du soleil ( par rapport à 15 milliards d'années pour l'univers ). La Terre s'est formée peu de temps après, à une distance d'environ 150 millions de kilomètres du Soleil, soit, selon les lois de notre galaxie, à la distance idéale pour que la vie puisse se développer. La chaleur terrestre vient d'une part des rayons solaires, d'autre part du centre de la Terre dont le noyau de fer et de nickel fusionne à environ 5000°. C'est l'ensemble de ces circonstances qui a permis la vie.

La Terre évolue sans cesse ( par exemple, on pense qu'il y a plusieurs centaines de millions d'anneés, la Terre était plus petite qu'aujourd'hui et qu'elle accomplissait sa rotation sur elle-même en 21 heures, au lieu de presque de 24 heures aujourd'hui ), mais seul ces changements déterminés par la nature elle-même sont sans risque pour les écosystèmes.

 

Une pluie de météorites

 L'eau représente 71% de la superficie du globe. Une fois encore, la distance qui sépare le Soleil de la Terre est idéale pour que l'eau puisse demeurer à l'état liquide et donc, donner vie aux végétaux, aux animaux et aux hommes et garantir leur survie. Les mers et les océans accumulent la chaleur qu'ils reçoivent, afin de modérer les variations de température et de former les nuages, puis la pluie, la grêle ou la neige. Ils ont également pour fonction de produire de l'oxygène ( cependant, à cause des déchets toxiques qu'on y jette, leur capacité à produire de l'oxygène a considérablement diminué, et ils ne produisent aujourd'hui que 8% de l'oxygène mondial, l'essentiel revenant aux derniers hectares de forêts du monde. En d'autre termes, il y a de nos jours une raréfaction de la quantité d'oxygène dans l'atmopshère terrestre, à cause de la destruction de deux des acteurs les plus fondamentaux de la planète: l'arbre et l'eau ).

 

Comment sont nés les mers et les océans? La réponse la plus courante dans les milieux scientifiques est que, il y a plusieurs centaines de millions d'années, des météorites par centaines se seraient abattus sur le sol terrestre. Leur corps contenant de la glace, l'explosion des météorites au contact du sol aurait libéré ces coeurs de glace. La température au sol permettant que la glace se transforme en liquide, le sol terrestre se serait ainsi rempli d'eau extraterrestre. Cependant une autre cause aurait pu ajouter de l'eau à notre Terre: des nuages produits par une très importante activité volcanique.

 

L'air

 On pense que l'atmosphère terrestre vient d'un processus au cours duquel le sol terrestre libéra tous les gaz qu'il contenait ( dont l'azote, qui est essentiel à la constitution des matières organiques, vivantes, représente 78% de la totalité des gaz, et l'oxygène, 21% ). Le rôle attribué à la couche d'ozone est d'empêcher une partie des rayons solaires d'atteindre la surface de la Terre, et d'y maintenir ainsi une température idéale, au degré près, pour une bonne croissance de l'ensemble des espèces ). Malheureusement, la pollution perce la couche d'ozone et favorise l'augmentation de la température. L'atmosphère permet d'atténuer les écarts de température, mais si elle est bouleversée par des émissions de particules polluantes, toute sa structure se détériore et entraîne des conséquences plus ou moins graves sur l'ensemble de la planète ( puisque toutes les créatures dépendent de l'atmosphère ).

 

L'évolution des espèces

 Au cours de la première moitié du XIXème siècle, le naturaliste Charles Darwin proposa sa théorie de l'évolution, selon laquelle notamment les espèces végétales et animales ne pouvaient survivre qu'à la condition de s'adapter à leur environnement et aux changements qu'il subit régulièrement. A partir de là, puisque l'homme refuse de se conformer à l'ordre naturel, aux mécanismes de la nature, il risque de plus en plus de disparaître en tant qu'espèce, et d'entraîner avec lui des milliers d'autres espèces.

Voici 4 des principaux critères qui, selon Darwin, permettent aux espèces d'évoluer:

a) Les jeunes animaux ou végétaux ne ressemblent jamais exactement à leurs parents, aux organismes qui les ont engendrés. Il y a donc un changement inné ( dit variabililté native ) qui s'opère par le fait même de la reproduction. Un autre changement, celui-là acquis ( dit variabilité acquise ), est provoqué par le changement de milieu et d'habitudes notamment.

b) Les mâles et les femelles choisissent réciproquement leur partenaires d'accouplement en fonction de ses aptitudes physiques: on assiste souvent dans le monde animal à des combats entre mâles, dont le vainqueur aura récompense de s'accoupler avec une femelle ( d'ailleurs, on observe souvent la même chose chez les êtres humains! ). C'est la sélection dite sexuelle.

c) Le manque de ressources alimentaires entraîne une compétition entre les différentes espèces. Les espèces les plus faibles, les plus inaptes à s'emparer des ressources disparaissent. Lorsque l'on sait que 80 000 hectares de forêts sont détruits quotidiennement et, donc, que les ressources alimentaires produites directement ou indirectement par les arbres disparaissent, on comprend mieux pourquoi des centaines d'espèces animales et végétales sont aujourd'hui menacées d'extinction.

Par ailleurs, ce manque de ressources alimentaires devient réel pour l'humanité, puisque l'homme puise dans les ressources mondiales plus rapidement que le temps que met la nature pour se régénérer ( des moratoires ont été imposés, sur la pêche au thon rouge par exemple, menacé d'extinction àcause de la surpêche ). Si l'on en croit Darwin, ce manque de ressources risque fort de faire disparaître la majorité de l'humanité.

d) Chaque espèce développe des caractères spécifiques censés l'aider à survivre. Par exemple, selon l'horticulteur Downing, certains arbres ont recouvert d'un fin duvet la chair de leurs fruits afin de les protéger des insectes ( et oui, même les plantes font preuve d'intelligence: les fleurs, génération après génération, se sont parées de jolies couleurs afin d'attirer les insectes pour qu'ils favorisent la dissémination du pollen ). Or, les arbres qui n'ont pas développé cette protection sont beaucoup plus exposés aux attaques des insectes.

 

La chaîne alimentaire et l'unité de l'homme et de l'univers

 Chacun de nous connaît le principe de la chaîne alimentaire et le fait que tous les êtres vivants dépendent les uns des autres. Ce principe nous rappelle que nous sommes rattachés à la nature, à ses mécanismes et qu'un usage excessif ou maladroit de ses ressources peut avoir la maladie ou la mort comme conséquences.

Par exemple, le bécasseau maubèche se nourrit d'oeufs de limules, lesquelles se nourissent de mollusques, qui se nourrissent de petits crustacés et d'algues unicellulaires essentielles pour la photosynthèse ( cf article sur la déforestation ). Dans la mesure où le bécasseau maubèche est menacé d'extinction par la cause de l'homme, cela peut entraîner, à plus ou moins long terme, une surpopulation des limules, donc également des mollusques, de certains crustacés et des algues unicellulaires, et provoquer un dérèglement planétaire. Ce dérèglement passerait probablement inaperçu s'il était isolé, mais ce sont des centaines d'espèces qui sont ainsi menacées d'extinction, et leur disparition risque d'occasionner un chaos écologique.

D'un point de vue très général, l'homme est en haut de la chaîne alimentaire et se nourrit de viandes ( bien que sa dentition soit beaucoup plus celle d'un herbivore que d'un carnivore, et le prédestine donc au végétarisme ), de végétaux, de fruits et de graines. En avalant chaque bouchée de notre repas, nous avalons l'univers: les végétaux que nous consommons sont constitués de terre, d'azote, d'air, de lumière du Soleil, qui lui-même est formé de nuages de gaz et de poussière flottant dans l'univers... Ainsi, tout l'univers contribue à ces repas que nous prenons chaque jour et constitue notre corps: notre corps est fait de tout l'univers. Cette unité montre clairement que nous sommes une partie de l'univers, que nous en sommes absolument dépendants, et qu'on ne peut agir sur lui sans recevoir en contrepartie les effets de nos actions.

 

Le recyclage de la nature

 

La nature a développé un service de recyclage très efficace, pourvu qu'on le laisse intervenir. La nature crée un certain nombre d'êtres vivants dont le poids total forme ce qu'on appelle la biomasse. Lorsque les êtres vivants constituant cette biomasse meurent, la matière organique de leur cadavre est petit à petit minéralisée, et alimente ainsi la terre et l'eau des sous-sols.

La nature procède également à un recyclage des cadavres et des excréments grâce aux animaux coprophages, c'est-à-dire les animaux qui se nourrissent de matières fécales, comme certaines mouches ou les cafards.

Ceci démontre que tous les êtres vivants de la biosphère ( c'est-à-dire la couche qui enveloppe la Terre et regroupe toutes les espèces vivantes ) ont une fonction, une utilité essentielle au maintien de l'équilibre naturel, même si nous ne la connaissons pas le plus souvent.

 

 Ceux que nous croyons inutiles

 

Parce que nous ignorons la fonction de certains êtres vivants ( comme certaines pierres ou les plantes adventices, c'est-à-dire les soi-disant "mauvaises" herbes ), nous les considérons comme inutiles ( à la nature, mais le plus souvent pour nous ). Pourtant, une quantité énorme de plantes que l'on considère habituellement inutiles possèdent en fait des propriétés curatives ou culinaires. C'est le cas par exemple de la fougère mâle qui possède une certaine efficacité dans la lutte contre le ténia, ou l'ortie, qu'on peut utiliser contre les brûlures ou consommer dans du potage... Par ailleurs, l'on peut rappeler qu'il n'existe qu'une centaine de plantes commercialisées, donc consommées aujourd'hui, sur les dizaines de milliers de plantes comestibles recensées à ce jour, ou que nous consommons moins d'une dizaine de variétés de bananes alors qu'il en existe plusieurs centaines...

Toutes le créatures de la planète ont une utilité pour l'homme, directement ou indirectement, qu'on la connaisse ou non, si bien que détruire une espèce revient à nous nuire.

 

CONCLUSION: Face à une telle fragilité de notre planète, que faire? Rien d'autre que ce que font les espèces animales, végétales et minérales depuis toujours: utiliser la nature avec modération ( un peu comme l'alcool ). Il nous faut réapprendre à puiser dans les ressources naturelles de manière toujours raisonnable, limitée, afin que la nature puisse avoir le temps de se régénérer..

 

 

 

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