Nature sacrée

 

UNE NATURE SACREE

 

Sur la question du rapport de l'homme à la nature, l'homme industrialisé marque une énomre différence avec tous les autres peuples du monde: la nature a cessé pour lui d'être sacrée. Dans le meilleur des cas, elle n'est plus qu'un bel endroit, dans le pire, elle n'est qu'un vaste moyen d'enrichissement.

Mais le rapport qu'entretiennent aujourd'hui encore les peuplades qui adorent la nature, est très différent. Pour ces peuplades, l'espace est fragmenté: il y a des lieux qui ont été créés par les dieux, mais qui, s'ils doivent être respectés, ne sont pas fondamentalement sacrés. Et puis il y a des lieux sacrés qui se distinguent des autres lieux (un peu comme, pour certains d'entre nous, les églises, les mosquées ou les monastères sont encore des lieux plus ou moins sacrés qui se distinguent des autres espaces). Par exemple, certaines tribus ont fixé dans la terre des poteaux sacrés pour dire que là se situait le centre de l'univers. Pour d'autres, ce centre de l'univers est marqué par une montagne ou une colline... Ces emplacements sont si sacrés que les détruire reviendrait, pour ces tribus, à détruire littéralement le monde. Ce serait pour eux vriament la fin du monde.

De même la plupart des peuplades qui croient en une nature sacrée, considèrent la nourriture comme étant sacrée. Pourquoi? Parce que, selon elles, les plantes et les animaux ont été créés par les dieux ou par des êtres surnaturels. Donc, si je mange un animal ou une plante, je mange quelque chose de sacré, puisqu'il a été créé par des êtres immortels au début des temps.

 

Ce sont là deux exemples qui montrent combien l'homme, dans ces peuplades, veut vivre au plus près des dieux. Il a ainsi pour la nature un respect absolument énorme, et préfèrerait mourir que de d'aller à l'encontre des lois imposées par les dieux. L'occidental en revanche, est arrivé à adopter l'attitude inverse: pour lui, il n'y a plus de Dieu, ou s'il y en a un, il n'est pas dans la nature. La nature perd alors tout ce qu'elle pouvait avoir de sacré. Sans retourner au même état d'esprit que les peuplades qui adorent la nature (ce qu'on appelle le panthéisme), l'homme industrialisé aurait tout intérêt à comprendre l'importance énorme que la nature a dans sa vie et pour son avenir. Il aurait tout intérêt à savoir l'écouter, l'observer, la sentir, à la vivre, car alors il la comprendrait et ne pourrait plus jamais agir comme il le faisait autrefois, c'est-à-dire avec toute sa violence et sa folie. Comprendre la nature, ce n'est pas en comprendre ses lois: le scientifique comprend certaines lois de la nature, mais ne la comprend pas, elle.Preuve en est que la science fabrique des choses monstrueuses qui blessent la nature et détruisent l'homme (OGM, pollution...: ce site est consacré aux monstruosités qu'a créées la science). Non, comprendre la nature, c'est y être sensible, c'est la ressentir en soi, simplement en l'observant, en l'écoutant, sans rien faire d'autre que ça. Alors l'homme aimera la nature et en l'aimant, il la comprendra.

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