Les Incas

 

On connaît la tradition sacrificielle des Incas qui offraient aux dieux et aux ancêtres la vie d'êtres humains. « Paradoxalement » les Incas avaient un respect profond de la vie et de la nature.

 

La nature chez les Incas est habitée par d'anciens êtres humains. D'après les croyances incaïques, certains êtres humains des temps primitifs, des temps mythiques se seraient changés en certains éléments du paysage naturel, notamment des montagnes ou des pierres. Ils sont alors devenus des wak'a et les montagnes, les pierres... sont ainsi devenus l'objet d'une vénération pour la civilisation Inca.

 

Comme dans beaucoup de civilisations du monde, les dieux chez les Incas déterminent le sort de l'agriculture, mais aussi le comportement des hommes, influencent les plantes. Tous ces dieux étaient d'anciens êtres humains et sont révérés à cause de cela. Concernant les animaux, les plantes et les minéraux, les Incas considèrent que ce sont des personnes assez semblables, dans leur intériorité, aux êtres humains et sont respectés en tant que tels.

 Un culte « maternel » est rendu au sol et à l'océan ( les Incas parlent de la « Mère du sol » et de la « mère de l'océan » ), ainsi qu'aux pierres possédant la forme d'un animal quelconque.

 

Un culte tout particulier enfin est porté aux astres. On connaît la vénération des Incas pour le Soleil ( ils exécutaient leur fameuse « Danse face au Soleil » ou le fait que le souverain Inca est considéré comme le Fils du Soleil... ). Les Incas vénéraient également le lac Titicaca qu'il considéraient comme une divinité qui servait de « couche » au Soleil durant la nuit, et prenaient en outre « l'étoile du matin » ( Vénus ) ou l'éclair-tonnerre-foudre pour une sorte de trinité divine.

 

 Inti, Dieu du soleil chez les Incas

La science occidentale contemporaine a certes expliqué la nature véritable ( encore qu'il reste une grande part d'ignorance, une grande part d'ombre à lever! ) des éclairs, l'érosion des pierres, la formes des montagnes... Mais n'a-t-elle pas dans le même temps contribué à éroder notre sensibilité à la nature, à sa beauté? N'a-t-elle pas tué cette religion de la nature, cette religion naturelle qui consistait à aimer profondément la nature comme notre mère commune, c'est-à-dire comme la source de tout ce qui nous permet de vivre?

 Lien connexe: Les Amérindiens

ITIER César, Les Incas, Paris, Société d'Editions les Belles Lettres, collection Des Civilisations, 2008

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