Les Amérindiens

 

AMERINDIENS DU NORD: UNE RELIGION DE LA NATURE

 

Les Indiens d'Amérique, ou Amérindiens, n'ont pas de dieu. La nature est leur dieu. Ils dansent face au soleil, ou pour faire tomber la pluie... Dans la mesure où ils n'ont pas la technologie occidentale qui les séparent de la nature, ils doivent par nécessité autant que par conviction vivre en harmonie avec les forces et les ressources de leur environnement. La technologie nous a coupé de la nature. Nous ne cueillons plus d'herbes, de fruits sauvages, nous en achetons dans les supermarchés... Nous ne connaissons plus la nature. Nous ne la regardons plus.

 

Chez les Amérindiens, chaque plante, chaque animal, chaque montagne est sacrée. Chaque être vivant, chaque lieu possède un pouvoir spécifique, une énergie considérable émanant de Mana, une source qui distribue ces énergies. Alors que les hommes et les animaux ont une âmes, les autres êtres ont un « habitant », un esprit qui possède les corps végétaux, minéraux... Ce sont cet habitant et cette âme qui sont respectés profondément par les Indiens. Aucun Indien ne cueille une plante ou ne tue un animal sans la plus grande humilité et sans demander pardon à l'esprit – âme ou habitant – qui l'habite.

 

La vie et la nature sont leur religion. Les uns ne sont pas séparés des autres. L'Occident a fini par tout diviser, tout séparer, et la religion est devenue une sorte d'abstraction. Quant à la nature, il s'en est tant séparé, physiquement, affectivement et spirituellement, qu'elle n'est plus pour lui qu'une simple masse exploitable ( presque ) à l'envi. Cela entraîne un appauvrissement intérieur de l'homme qui reflète la très faible diversité des produits alimentaires qu'il consomme ( l'homme occidental ne consomme dans sa vie qu'une soixantaine de fruits et légumes différents, alors que les Amérindiens pouvaient consommer plus d'un millier de végétaux et près de 1500 animaux, et que l'on estime aujourd'hui à plus de 15 000 le nombre de plantes comestibles rien qu'en Amérique du Nord ).

 

Il ne s'agit donc pas de dominer la nature, mais de vivre avec elle. Voilà, me semble-t-il, le message le plus important que les Amérindiens ont légué à l'Occident.

  

« L'homme blanc ne s'est jamais soucié de la terre, du daim ou de l'ours. Lorsqu'un Indien tue un animal il le mange, sans laisser de restes. Lorsqu'il creuse le sol à la recherche de racines, il ne fait qu'un petit trou. Lorsqu'il construit sa maison, il ne fait qu'un petit trou. Lorsqu'il brûle l'herbe pour trouver des sauterelles, il n'endommage rien. Il secoue l'arbre pour prendre des glands ou des noix, mais ne l'abat pas. Il ne se sert que de bois mort. L'homme blanc retourne le sol, déracine les arbres, tue tout chose. L'arbre dit: « Non, je suis sans défense, ne me fais pas de mal. » Mais l'homme blanc l'abat et le découpe, et l'Esprit de la terre le hait. Car il détruit les arbres, car il les scie, et cela leur fait mal. L'Indien ne blesse jamais rien. Mais l'homme blanc détruit tout. IL fait sauter les rochers, et les disperse sur le sol. Le rocher dit: « Non, tu me fais mal. » Mais l'homme blanc ne lui prête nulle attention. Lorsque l'Indien se sert de pierres, il n'en ramasse que de petites, rondes, pour la cuisson de ses aliments. Comment l'Esprit de la terre pourrait-il aimer l'homme blanc. Tout ce que l'homme blanc touche est malheureux. » Vieille femme wintu 

Lien connexe: Les Incas 

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