Armes chimiques

Armes chimiques et biologiques

Généralités : Les armes chimiques et les armes biologiques sont destinées, pour certaines d'entre elles, à tuer. Les premières armes de ce type datent de 4000 ans (dans les guerres de l'Inde antique, on produisait une fumée toxique contre les ennemis). Les armes chimiques mortelles (car il y en a qui sont seulement incapacitantes ou neutralisantes, comme les gaz lacrymogènes), si l'on me permet la comparaison, sont comme des pesticides destinés aux êtres humains. Elles utilisent un poison, alors que les armes biologiques utilisent un virus. Les armes chimiques sont composées de différents gaz, dont les plus connus sont par exemples le gaz sarin, le gaz VX, le gaz moutarde. Pour les armes biologiques, on retiendra notamment l'anthrax. On connaît l'effet produit tout récemment par les armes chimiques en Syrie : 1500 personnes décédées après avoir inhalé du gaz sarin.

Armes chimiques, environnement et santé : Les armes chimiques ont également un effet dévastateur sur l'environnement : le mercure contenu dans certaines armes se révèle par exemple très polluant, à cause notamment de sa très lente dégradabilité. Autre exemple : des obus non explosés et jetés en mer il y a près d'un siècle, commencent seulement aujourd'hui à libérer le gaz moutarde qu'ils contiennent : la faune marine et, par conséquent, l'homme qui en consomme les poissons, sont menacés par ce gaz. Sur l'homme, le gaz moutarde produit rapidement des cloques plus ou moins importantes sur la peau.

 

Les pays en vert clair ou foncé ont signé et ratifié la convention interdisant l'utilisation d'armes biologiques. Les pays en jaunes ont seulement signé la convention. Les pays en rouge sont en dehors de la convention (cf sur wikipédia, la liste de tous ces états).

 


Pollution marine : Les mers et les fleuves notamment sont très touchés, car les usines de fabrication d'armes chimiques y rejetaient souvent, au moins à une certaine époque, des déchets chimiques, voire des armes chimiques inutilisées. Voici ce que dit le scientifique russe Alexandre Korotenko au sujet de la pollution de la mer baltique, dans laquelle furent jetés par les alliés au moins 40 000 tonnes d'armes chimiques durant la Seconde guerre Mondiale :
« D’un côté, le poison s’échappe, mais d’un autre côté il est moins toxique quand il entre en contact avec l’eau. Les armes chimiques, qui sont dispersées sur un gigantesque territoire, sont confrontées à des conditions très différentes. Il y a même certains endroits où elles n’entrent pas en contact avec l’oxygène et par conséquent ne rouillent pas. (…) Une seule chose sûre : ces prochaines années, la mer Baltique va connaître une nouvelle forme de pollution. » (cf le site).

Les chiffres

70 millions : c'est le nombre de litres de défoliant (produit chimique destiné à détruire les feuilles des arbres) utilisé de 1962 à 1970 durant la guerre du Viet-Nam, détruisant ainsi les forêts et provoquant chez les hommes des cancers et des malformations.

Quelques jours : Dans les années 50, l'armée américaine travaille sur des armes visant à tuer le bétail et détruire les récoltes ennemies. Ses conclusions furent qu'il suffisait de quelques jours pour atteindre 90% des bovins des Etats-Unis si le virus de la fièvre aphteuse se répandait sur les pâturages américains  en tant qu'arme chimique.

3000 : c'est le nombre de moutons décédés en 1968 dans un ranch américain, près d'un centre de tests scientifiques d'armes chimiques : le gaz testé avait franchi les murs du centre.

300 000 : c'est le nombre de personnes menacées aujourd'hui par la pollution produite par le site de Dzerjinsk, en Russie, spécialisé à l'époque de la guerre froide dans l'armement chimique. A l'époque, le site avait totalement pollué les eaux voisines.

5000 : c'est le nombre personnes kurdes tuées en 1988, en l'espace de quelques secondes, par une attaque chimique dirigée par l'Irak.

Jusqu'à 600 morts : c'est le résultat d'une « erreur » de l'usine de Sverdlovsk, près de Moscou, qui, spécialisée dans l'armement chimique, a laissé échapper de l'anthrax.

Les mines et sous-munitions non-explosées polluent toujours le sol dans lequel elles sont enfouies, et les animaux qui y vivent. Aucune estimation précise n'est donnée pour le moment.


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