La baleine

 

 

LA BALEINE: Longue parfois de plus de 30 mètres ( une femelle de 33,58 mètres fut retrouvée en Géorgie du Sud en 1909 ) et pesant jusqu'à 200 tonnes, la baleine bleue est le plus gros cétacé ( c'est-à-dire un mammifère marin respirant par un évent, situé au sommet du crâne ) du monde. Les cétacés se divisent en deux sous-espèces: les odontocètes ( cétacés à dents, tels que le cachalot, cétacé proche de la baleine, ou le dauphin ) et les mysticètes, ou cétacés à fanons. Il existe moins d'une dizaine d'espèces connues de baleines ( baleine bleue, à bosse, grise, franche... )

 

Cachalot

Le territoire de chasse favori des baleines se situe dans les zones polaires des océans, puisque c'est là que se situe en abondance la nourriture dont elle a besoin ( plantes, plancton, krill, poissons divers pour certaines baleines comme la baleine à bosse ) et que, dans les premières semaines de sa vie, elle ingurgite à raison de 60 à 115 kgs. Cependant sa migration peut nécessiter de parcourir jusqu'à 10 000 kms pour pouvoir mettre bas.

 Baleine franche

 

La baleine se repère grâce à un sonar, qui lui est fort utile quand elle plonge à plus de 1000 mètres de profondeur, là où la lumière du soleil ne pénètre plus. Les sons émis par son sonar ( le fameux chant des baleines ) peut être perçu à plusieurs milliers de kilomètres, et peuvent descendre jusqu'à 20 hertz ( les plus basses fréquences qu'un enfant à l'ouïe parfaitement éveillée puisse entendre )comme monter jusqu'à 155 décibels ( considérablement plus fort qu'un marteau-piqueur ), le son le plus fort qu'un animal soit capable d'émettre.

 baleine bleue ( ou rorqual bleu )

 

L'HOMME ET LA BALEINE: Cependant, le sonar rencontre des problèmes avec les bateaux de pêche et les travaux humains effectués en mer. Les bruits produits par ces opérations ( déminage, forage... ) perturbent le sonar des baleines, ce qui les désoriente. C'est ainsi que les scientifiques expliquent aujourd'hui les échouements nombreux des baleines: incapables de se repérer dans l'océan, elles s'égarent et finissent par s'échouer. Et ce n'est pas le seul problème causé par les activités humaines. Du fait de sa longévité ( une baleine peut vivre un siècle ), la baleine emmagasine dans le blanc de sa chair de plus en plus de matières toxiques. Cela est vrai aussi de tous les cétacés ( ainsi a-t-on retrouvé un corps de bélouga saturé de toxines produites par la pollution humaine ).

 

Jusqu'au XVIIème siècle la chasse à la baleine était encore assez rare et localisée, et sa population n'était pas menacée. Mais avec la chasse intensive et organisée menée par les Anglais et les Hollandais par souci de concurrence, la population des baleines, poursuivies pour leurs fanons et pour fabriquer de l'huile, diminua considérablement, l'espèce commença à s'éteindre. Le phénomène s'accéléra avec les progrès techniques, si bien que, à titre d'exemple, les baleines bleues de l'Antarctique, jadis au nombre de 300 000, furent moins de 1000 en 1962. Aujourd'hui encore, environ 1500 baleines sont tuées chaque année pour leur viande ou pour la fabrication d'huiles de bougie, de cire..., de margarine, de produits pharmaceutiques, d'encre d'imprimerie, de parfums, de cirage..., et sont toujours menacées d'extinction. Attention donc à ce que l'on achète!

 

Cependant, il se développe un écotourisme autour des baleines ( l'homme préférant de plus en plus observer l'animal dans son milieu naturel ) et des moratoires visent à protéger l'espèce.

 

JONES David, Baleines et dauphins, Könemann, 1998

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