Le principe anthropique

 

Depuis que l'astronome Nicolas Copernic , au XVIème siècle, a démontré que la Terre n'était pas le centre de l'univers, la science n'a eu de cesse de prouver que la Terre n'est finalement qu'une planète égarée dans l'immensité de l'univers, parmi des milliards de milliards d'autres planètes.

En 1974, l'astronome Brandon Carter a proposé l'énoncé suivant: « l'univers a été réglé de façon extrêmement précise pour que l'homme y fasse son apparition. » C'est cette idée d'un univers élaboré, non pas pour l'avènement spécifique de l'homme ( ce qui constituerait un anthropocentrisme moderne ), mais plutôt de telle sorte que l'homme puisse avoir une chance d'y apparaître, que l'on appelle aujourd'hui le « principe anthropique ». Une autre version, plus modeste, soutient que les propriétés physiques de l'univers doivent être compatibles avec l'existence humaine, ce qui semble évident.

 

L'univers donc serait né avec en germe l'existence humaine, et aurait simplement attendu le bon moment pour y faire venir l'homme. Naturellement ce principe anthropique ( ou principe de complexité, selon le terme d'Hubert Reeves ) est vrai également pour tous les êtres du cosmos ( d'où le choix lexical d'un ''principe de complexité'' plutôt que d'un ''principe anthropique'', qui réduirait cette loi à l'homme ). Tout à la naissance de l'univers a contribué à ce que la vie humaine ( et la vie en général ), par enchaînements de causes et d'effets, soit possible: la densité initiale de l'univers par exemple était juste assez élevée pour que l'univers se dilate et forme les étoiles, les planètes et qu'y apparaisse la vie...

 

Si ce principe anthropique ou de complexité s'avère exact, l'homme n'est alors que le produit ( produit non-fini, produit en évolution, en changement) d'un travail colossal orchestré depuis environ 15 milliards d'années, un travail d'orfèvre mené de main de maître dans chaque recoin de l'univers. Mais cela n'implique évidemment pas que les actions de l'homme sur son environnement empêcheront sa disparition précoce sous prétexte que l'univers avait prévu depuis le Big-Bang l'apparition du genre humain. D'innombrables espèces animales et végétales ont disparu au fil des millénaires. Si l'homme était prévu par l'univers, ce n'est probablement pas en tant que « super-espèce » immortelle et nécessaire à l'ordre cosmique, mais bien plutôt comme la simple et provisoire conséquence d'un agencement spécifique de l'univers originel.

 

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