Aider la nature???

 

Il faut de tout pour faire un monde.

 

L'homme se croit si imparfait qu'il se figure que l'univers lui-même est imparfait. Aussi cherche-t-il, dans son imperfection, à ''améliorer'' la nature, comme si la nature avait besoin de lui.

 

AIDER LA NATURE???

 

Une idée très répandue aujourd'hui et à mon sens très dangereuse consiste à prétendre qu'il faut abattre des arbres pour accorder plus d'espace à certains, et qu'il faut tuer des animaux pour limiter la surpopulation.

 

Pourtant, la vie animale et végétale s'est fort bien développée, dans l'abondance, durant des millions, et même des milliards d'années, sans que l'homme n'intervienne dans ce processus. L'homme apparaît, et brusquement tout fout le camp: déforestation, massacre d'animaux, poluution à l'ozone...

 

Comme les animaux, les végétaux entrent dans une sorte de compétition qui permet de faire disparaître les espèces les plus vulnérables. C'est l'un des principes fondamentaux de la théorie darwinienne. Prétendre qu'il faut limiter la concentration d'arbres est une absurdité, surtout quand on voit que dans les régions tempérées, comme en Europe, il ne pousse que 3 ou 4 espèces différentes d'arbres par demi-hectare, alors qu'on en trouve jusqu'à 80 dans les forêts équatoriales d'Amazonie ou d'Afrique. La concentration végétale est dans ces forêts extraordinairement supérieure à celle de nos forêts tempérées, et cela n'a jamais posé aucun problème.

 

forêt européenne

 

 

 

 

         forêt dense équatoriale    

 

 

On a tendance à couper les zones boisées qui ont été ravagées par des incendies criminels. Mais on oublie alors ( ou on prétend oublier? ) que les feuilles repoussent, que le feu ne détruit pas la végétation, mais au contraire lui offre un regain de vitalité. C'est pourquoi des tribus aborigènes pratiquent depuis depuis des millénaires la culture sur brûlis.

 

Quant aux animaux, les espèces les plus résistantes survivent, les autres disparaissent. Il n'est nul besoin de limiter les populations animales ( et pour ceux qui prétendent que les animaux sont trop nombreux et que pour se nourrir, ils rentrent jusque dans les jardins, je rappellerai que l'homme appartient à la nature, et qu'à force de vouloir s'en séparer, il devient une espèce vulnérable, ne pouvant s'adapter à son environnement, et finira par disparaître ), sauf éventuellement dans le cas où la surpopulation est liée à une cause humaine, comme c'est le cas des méduses mortelles pour l'homme ou des moustiques qui prolifèrent dans certaines régions du monde devenues plus chaudes à cause du réchauffement climatique. Mais, même dans ce cas, la limitation de la population ne doit pas se faire par le massacre direct des animaux, mais par la cessation, ou au moins par une diminution très considérable de la pollution mondiale.

 

Pour aider la nature, il faut la comprendre et respecter ses lois, son rythme. La seule solution, qui est la plus simple également et la plus ignorée pourtant, est de laisser la nature suivre son cours, en puisant dans ses ressources avec modération, et en n'y introduisant plus d'éléments nocifs tels les gaz à effet de serre ou les pesticides en tous genres. Vivre en harmonie avec la nature, vivre selon ses lois, telle est la seule solution durable. Il en va moins de la survie de la nature que de la survie de l'homme.

 

 

Les chiffres

 

400: c'est le nombre d'arbres ( dont une portion importante atteint 30 à 50 mètres de haut, soit davantage que les arbres européens ) présents sur un demi-hectare de forêt équatoriales, soit la supreficie d'un terrain de football. A ceci s'ajoutent environ 80 espèces de plantes épiphytes, c'est-à-dire de plantes fixées à ces arbres, et des centaines d'autres plantes.

 

80: c'est le nombre d'espèces végétales recensées en forêt équatoriale sur l'équivalent d'un terrain de football, contre 3 ou 4 dans les forêts européennes.

 

130: c'est le nombre estimé d'espèces végétales et animales qui disparaissent quotidiennement à cause de l'activité humaine. La nature est capable de se régénérer d'elle-même ( le maintien de la vie malgré l'alternance des périodes de glaciation et de réchauffement, le prouve ). Il n'est pas du ressort de l'homme de lui donner son équilibre.

 

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site